Education : Investir dans la jeunesse en soutenant la formation des enseignants

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Haïti

Afin de mettre en lumière les avancées sur le terrain des projets axés sur l’enseignement, et à l'occasion de la Journée internationale de l'éducation, Expertise France partage les initiatives dédiées à la formation des enseignants en Afrique et en Haïti.

Des enseignants bien formés, soutenus et valorisés sont essentiels pour assurer une éducation de qualité et atteindre les objectifs de l'Agenda 2030 en matière d'éducation. Pourtant, à l'échelle mondiale, il y a selon l’UNESCO un déficit de 69 millions d'enseignants et beaucoup de ceux qui travaillent n'ont pas les qualifications et la formation de base nécessaires.

En intervenant dans plus de 40 pays sur les questions d’éducation, Expertise France cherche à aligner ses efforts sur les besoins déjà identifiés au niveau national et international, en apportant une réponse pertinente. Ces projets reflètent l'engagement de l'agence en faveur d'une éducation inclusive, équitable et de qualité, ainsi que la promotion des opportunités d'apprentissage pour tous, conformément à l’Objectif de Développement Durable n°4 (ODD).

La coopération technique européenne mobilisée pour la formation des enseignants en Afrique

Illustration de ces efforts de collaboration internationale, l’Initiative Régionale pour les enseignants en Afrique, portée par la Commissaire Européenne aux Partenariats Internationaux, la finlandaise Jutta Urpilainen, et financée par la Commission européenne, représente un investissement sans précédent (100 millions d’euros sur 6 ans) pour répondre à la pénurie d’enseignants en Afrique subsaharienne. L’Initiative annoncée en janvier 2023 et dont le lancement a été confirmé lors du Global Gateway Forum d’octobre 2023 sera permise par une étroite collaboration entre l'UNESCO, l‘Union Africaine et le Partenariat formé par les Agences de 3 Etats-membre de l’UE (Expertise France pour la France, Enabel pour la Belgique et EDUFI pour la Finlande) pour mettre en œuvre les 3 composantes du programme.

 


Expertise France va assurer la coordination de ce partenariat, en charge de concevoir et opérer la Facilité Régionale pour les Enseignants en Afrique, et confirme sa volonté d’investir profondément et durablement pour l’éducation aux côtés de ses partenaires européens. La Facilité prévoit la mobilisation d’une expertise africaine et européenne pour répondre aux demandes d’assistance technique des partenaires africains et les appuyer dans leurs efforts pour améliorer les conditions d’enseignement. Cet appui à des initiatives régionales/multipays innovantes, prometteuses et éprouvées favorise le développement professionnel et la formation des enseignants, et soutient la recherche africaine pour adresser les défis de la question enseignante sur le continent.

Par ailleurs, en Afrique de l'Est, des efforts convergent également pour renforcer et valoriser les enseignants du primaire au Burundi dans le cadre du projet 'Twige Twese' (Apprenons tous). Ce projet, qui débute ses activités ce mois-ci, est cofinancé par l’AFD et l'UE. La région fait face à une pression considérable et à des difficultés d'accès à l'éducation. En outre, le système éducatif burundais compte environ 30 % d'élèves non scolarisés, un taux d'abandon élevé, et les écoles manquent d'infrastructures et d'équipements essentiels, ce qui signifie que les capacités de gestion du système restent faibles. Le projet se déploiera dans 5 provinces du Burundi avec pour objectif la promotion d'une éducation fondamentale de qualité, prenant en compte les enjeux liés au genre, à l'inclusion du handicap, à l'environnement et au numérique. Il marque également une collaboration majeure avec L'Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM) et la première intervention dans le domaine des Financements Basés sur la Performance (FBP) au sein du portefeuille éducation d’Expertise France. Des résultats prometteurs sont attendus de cette collaboration d'envergure.

Haïti s'engage pour l'éducation, tandis que l'Angola renforce l’enseignement supérieur

Plusieurs projets se distinguent déjà par leurs résultats et l'impact qu'ils génèrent auprès des partenaires et des bénéficiaires. Le projet AVNI NOU (Notre avenir) a débuté ses opérations en Haïti en 2022 et œuvre depuis à l'amélioration de la qualité de l'enseignement dans le pays. Le projet vise à structurer les compétences professionnelles et linguistiques des enseignants tout en cherchant à promouvoir l'apprentissage des pédagogies actives pour favoriser une plus grande participation des élèves. Malgré la situation sociopolitique du pays depuis le début des activités, les résultats obtenus reflètent la bonne synergie public/privé, notamment entre le ministère de l'Education et organismes de formation) :

• 56 Responsables d’établissement formés ;

• 40 Inspectrices et inspecteurs formés ;

• 3 modules de formation homologués ;

• 212 fiches pédagogiques produites et homologuées ;

• 15 ateliers/séminaires de renforcement de compétences pour les agents des opérateurs de formation (suivi-évaluation, administration et finance) ;

• 102 tablettes numériques distribuées.

Cette année s’achève également le projet structurant UNI.AO lancé en 2019 ; une initiative visant à soutenir l'enseignement supérieur en Angola. Ce projet, financé par l'UE, a pour objectif principal de renforcer le secteur de l’enseignement supérieur et en particulier les capacités des universités, à travers la création de programmes de spécialisation professionnelle (master, doctorat et cours spécialisés) dans des secteurs prioritaires pour la diversification économique du pays.

Grâce à l’engagement du ministère angolais de l’Enseignement Supérieur, de la Science et de la Technologie et de l’Innovation et à l’appui technique d’Expertise France, le projet se structure autour de 3 axes : le renforcement de la gouvernance du secteur, la spécialisation des universités et l’approfondissement du dialogue entre le monde académique et le secteur privé, notamment les entreprises. De plus, des activités spécifiques sont réalisées pour renforcer l’accès des femmes aux études supérieures et pour mieux intégrer le monde universitaire dans le tissu économique local.

Le projet a obtenu de nombreux résultats depuis son démarrage en 2019, tant autour des activités visant la consolidation du secteur de l’enseignement supérieur, que celles ciblant les universités, et plus spécifiquement les enseignants et étudiants. Parmi ces résultats :

• La définition d’une stratégie post-diplomation : un diagnostic initial a été réalisé, ainsi qu'une analyse pour identifier les secteurs économiques prioritaires afin de définir les cours à développer.

• La création d'un système d'information intégré au secteur : le Système de services et d'information de l'enseignement supérieur (SISIES).

• La formation de 200 gestionnaires issus des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées, dans le cadre du cours de « Spécialisation en gestion de l'enseignement supérieur ».

• La création ou le renforcement de 29 nouveaux cours de Master, Doctorat et spécialisation

• La mise en place d’un dispositif de soutien au B-learning (apprentissage mixte constitué de cours dispensés en présentiel et à distance)

Pour cette année d'activités, le projet devrait se conclure avec un nouveau cycle de formations et deux forums de dialogue sur le thème « Science et Sociétés ».

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