Régions frontalières du Burkina Faso : 33 projets en faveur de l’emploi des jeunes et des femmes

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Burkina Faso
Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d‘appui à l’emploi dans les zones frontalières et périphériques du Burkina Faso, Expertise France a présenté le 7 février dernier à Ouagadougou les 33 partenaires de mise en œuvre du programme ainsi que les résultats d’une étude menée sur les facteurs de réussite des jeunes entrepreneurs.

10 000 bénéficiaires d’ici 2020

Ce programme finance des initiatives de la société civile et des collectivités locales en faveur de l’emploi des jeunes et des femmes dans 3 régions frontalières : le Nord, le Sahel et la Boucle du Mouhoun. Ce sont des régions principalement rurales, où les indicateurs sociaux sont parmi les plus alarmants du pays et où les conditions sécuritaires se dégradent rapidement.
 

Les 3 régions d'intervention du programme


Au total, ce sont aujourd’hui 33 projets qui sont co-financés, et, d’ici 2020,10 000 bénéficiaires finaux auront reçu une formation qualifiante ou auront été accompagnés dans la création d’entreprises et d’emplois durables.

Une grande variété de projets et de partenaires

Portées par des associations de développement local, des centres de formation, des collectivités locales et des agences publiques, des groupements professionnels ou encore des ONG internationales, toutes les initiatives retenues ont vocation à former et accompagner des jeunes et des femmes vers des emplois décents et durables ou vers la création d’entreprise pérennes.

Transformation et commercialisation du beurre de karité, mise en place d’incubateurs d’entreprises, appui à la conception de plan d’affaires pour des boulangeries/pâtisseries, formation de techniciens en électricité photovoltaïque, formation d’assistante maternelle et construction d’une crèche, mise en place de réseaux de techniciens en énergies renouvelables : les secteurs d’intervention des projets, très divers, reflètent la tradition et la modernité de ces territoires, de la construction à l’élevage, en passant par la boulangerie, le tissage ou la production d’énergie solaire.

Le travail de l’équipe projet a été essentiel pour assurer cette diversité, dans la conception des appels à projets dans un premier temps, mais aussi et surtout dans le travail d’accompagnement des partenaires dans la préparation de leurs projets.

 

 

Des projets en adéquation avec les besoins du territoire

Par ailleurs, l’équipe d’experts du programme, qui mêle compétences en développement local, ingénierie de la formation, création d’entreprise ou encore gestion de projet, s’est assurée que toutes les propositions retenues étaient en adéquation avec les besoins réels des territoires.

Sur la base de l’existant, l’équipe a apporté ses idées, soufflé des projets dont se sont emparées les structures sur place, fait naître des partenariats avec un regard extérieur, en ayant toujours pour objectif de valoriser ce qui existe déjà dans les territoires, car c’est cet ancrage territorial qui est gage de réussite à long terme. Cet accompagnement rapproché a permis à de petites associations rurales comme à des ONG internationales d’obtenir les financements du programme.

Atteindre les zones les plus reculées

Les financements internationaux ne manquent pas au Burkina Faso, notamment en ce qui concerne la formation et l’emploi des jeunes. Pourtant, les zones les plus reculées du pays ne bénéficient que peu, ou pas, de ces financements.

Grâce aux 33 projets co-financés par le programme, 100% des provinces des 3 régions et 90% des communes bénéficieront d’au moins une activité en faveur de l’emploi des jeunes et des femmes, à travers un véritable maillage d’initiatives des organisations de la société civile locales et de nouvelles dynamiques au service des populations.
 

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