Projet TEH : des ateliers de planification pour assurer l’appropriation du projet par les parties prenantes

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Afrique subsaharienne
Dans le cadre du projet d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans le Golfe de Guinée, des ateliers de planification des activités ont été organisés en Côte d’Ivoire et au Ghana au cours du mois de novembre avec les autorités concernées et les acteurs pertinents de la société civile. Ces ateliers seront également répliqués en Guinée en décembre et au Togo, au Bénin et au Nigeria début 2020. L’objectif est d’adapter au mieux les activités au contexte et d’aboutir à un plan de travail inclusif du projet pour la période 2019-2023.

Organisé en Côte d’Ivoire et au Ghana courant novembre 2019 avec les autorités concernées et les acteurs pertinents de la société civile, l’exercice des ateliers de planification consiste à analyser la pertinence des activités proposées par le projet de lutte contre la traite des êtres humains dans le Golfe de Guinée ; à identifier les complémentarités avec d’autres projets et entre les parties prenantes ; à fixer les priorités ; et enfin à proposer des échéanciers et des recommandations précises pour une mise en œuvre efficace des activités.

Les résultats de ces travaux permettront d’adapter les activités du projet à chaque contexte tout en s’assurant de l’appropriation de celui-ci par chaque acteur. À la suite de ces ateliers de planification, des réunions de lancement nationales seront organisées dans chaque pays avant la tenue d’un événement au niveau régional qui réunira l’ensemble des partenaires à Abidjan au premier semestre 2020.

Une méthodologie participative

Chaque atelier propose un format court : une journée et demie et une méthodologie participative et inclusive. Après une présentation générale du projet de lutte contre la traite des êtres humains dans le Golfe de Guinée, trois groupes de travail sont constitués en écho aux composantes du projet : renforcement institutionnel, renforcement de la chaîne pénale et protection des victimes de traite des personnes. Les questions relatives à la coopération régionale sont abordées de manière transversale dans les trois groupes. Les résultats des discussions sont ensuite partagés en plénière afin d’ouvrir les discussions à l’ensemble des partenaires.

 


En Côte d’Ivoire, l’atelier organisé en novembre a enregistré une forte participation des acteurs étatiques issus de différents ministères (ministères en charge de la Solidarité, de la Justice, de la Sécurité, de la Femme et de l’Enfant et celui en charge des Ivoiriens de l’extérieur), mais aussi des organisations de la société civile locale, des organisations internationales telles que l’Office international des migrations (OIM) et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et des partenaires techniques et financiers.

 

Le projet d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée (Guinée, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigéria) a débuté en janvier 2019. Il a pour objectif de soutenir les autorités et la société civile de 6 pays du Golfe de Guinée sur différents aspects de la lutte contre la traite des êtres humains : consolidation des capacités institutionnelles et opérationnelles, application des lois, protection des victimes et coopération régionale. Il est financé par l’Union européenne[1] avec un cofinancement du ministère de l’Economie et des Finances et du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et il est mis en œuvre par Expertise France.

 

En savoir plus sur le projet d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans les pays du Golfe de Guinée (TEH)

 


[1] Le projet est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l'UE pour l’Afrique en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées, et co-financé par les tutelles d’Expertise France concernant les activités mises en œuvre au niveau national au Togo et au Bénin (pays non directement éligibles au Fonds fiduciaire).

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